Robert

Qu’est-ce qui se cache derrière la porte ?

Un jeune garçon de treize ans alla passer une semaine chez sa grand-mère Thérèse, lors des vacances de noël. Le jeune adolescent nommé Arthur, habitait en ville avec sa mère et son père. La maison de sa grand-mère ne se trouvait pas en ville. Elle se trouvait plutôt dans une maison loin dans la campagne. Elle y vivait avec Mr Ted, un monsieur qui s’occupait d’elle pendant toute l’année sauf lors des vacances de noël où il allait rendre visite à ses parents.

Arthur allait toujours passer une semaine chez sa grand-mère lors des fêtes de noël. Il n’aimait pas tellement les moments qu’il passait avec elle. Puisque c’est à ce moment que Mr Ted allait rendre visite à ses parents, Arthur devait s’occuper de Mme Thérèse. De plus il n’avait personne avec qui discuter puisque sa grand-mère avait perdu ses dents et ne pouvait plus donc parler. Il trouvait cela ennuyeux. Il passait le plus souvent les vacances chez Mme Thérèse avec le visage froissé. Il faisait de son mieux pour rester froid avec elle.

La maison de grand-mère était vieille, très vieille. Un peu comme elle. Il ne manquait plus que quelques années avant qu’elle ne s’écroule. Un soir, Arthur et sa grand-mère étaient assis au salon. Ils étaient en train de se réchauffer auprès du feu de la cheminée qui brûlait lentement. Arthur était assis sur un vieux fauteuil qui datait surement des années 1960 et sa grand-mère était assise sur une chaise à bascule en train de siroter du thé. Tout était calme et silencieux. Arthur était déjà agacé par cette atmosphère silencieuse.

Tout en étant assis sur son fauteuil, il regardait autour de lui pour trouver quelque chose tel qu’un jouet, qu’il pourrait utiliser pour se distraire. Mme Thérèse elle, s’était endormie. Soudainement, une idée lui vint en tête. Il se rappela que près des escaliers qui se trouvaient à quelques mètres de la porte d’entrée de la maison, il y avait un long couloir qui n’était pas éclairé. Et tout au fond de ce couloir, il y avait une vieille porte en bois. Il n’avait jamais pu ouvrir cette porte pour voir ce qui était situé derrière. La première fois que le jeune adolescent alla rendre visite à sa grand-mère, sa mère lui dit qu’il était« strictement interdit de passer par ce couloir ».Mais un jour, même si sa mère lui avait « strictement interdit de passer par ce couloir », il alla voir ce qui se cachait dans ce couloir. C’est ce jour-là qu’il découvrit la porte secrète qui se cachait dans ce couloir. Mais, ce jour-là, comme ses parents étaient présents, il ne voulut pas ouvrir la porte car, il se disait qu’ils se rendraient vite compte qu’il était allé au couloir.

Avant d’aller au couloir, il jeta d’abord un coup d’œil sur Mme Thérèse pour se rassurer qu’elle dormait. Mme Thérèse dormait comme un loir, elle était complètement immobile. Ce que Arthur trouvait quand même inquiétant. Il se dit après qu’elle était sûrement juste très fatiguée puisqu’il était quand même vingt-deux heures.

Il prit une torche et alla au couloir. La porte n’était pas fermée. Arthur était non seulement excité, mais il était aussi effrayé. Il ouvrit la porte. Il fût ébloui.

Arthur était entré dans un univers magique. Il n’y avait pas de sol, Arthur volait ! Au-dessus de lui était suspendu une grande pancarte flottante sur laquelle était inscrit en gros « pensées et souvenirs de Mme Thérèse Paquin ». En face de lui se trouvait une longue rangée de portes, elles aussi en train de flotter en l’air. Celles qui allaient vers la gauche étaient de plus en plus vieilles, et celles qui se rapprochaient vers la droite étaient de plus en plus neuves. Arthur n’en revenait pas. Il décida d’ouvrir une des plus vieilles portes qui se trouvaient loin à gauche. Il choisit une porte ; il ouvrit la porte ; il fit un premier pas après la porte et il tomba. Dès qu’il prit ce premier pas, il tomba dans un portail magique et fut transporté dans un lieu inconnu. Le jeune adolescent était d’abord confus et étonné. Mais, il fut plus étonné lorsqu’il remarqua que son corps avait changé. Il s’était transformé en Mme Thérèse mais beaucoup plus jeune. Il s’était transformé en une Mme Thérèse adolescente ; en une Mademoiselle Thérèse. Il fut encore plus étonné lorsqu’il remarqua qu’il ne pouvait plus se déplacer volontairement. Il avait perdu tout control de son corps, ou plutôt de celui de mademoiselle Thérèse. A cet instant, Arthur était maintenant comme un spectateur. Il avait aussi acquis les anciens souvenirs de sa grand-mère.  Mme Thérèse à cet instant était sur une falaise. Avant qu’Arthur eût le temps de bien comprendre ce que sa grand-mère prévoyait de faire, elle se propulsa dans l’air. Il était complètement pris de peur, mais il ne pouvait ni hurler, ni bouger ; il ne pouvait plus qu’espérer que Mme Thérèse savait ce qu’elle faisait. Puis, Arthur sentit une corde attachée à ses pieds stopper la chute de la jeune Mme Thérèse. Arthur réalisa que sa grand-mère venait de faire du saut à l’élastique. Environ dix minutes plus tard, Arthur était de retour dans son corps. C’était une expérience merveilleuse pour lui, il n’avait jamais fait de saut à l’élastique. Il aimait aussi cette frayeur qu’il ressentait lorsqu’il perdait le contrôle de son corps.

Comme il fut émerveillé par le premier voyage dans les souvenirs de grand-mère, il décida d’aller en découvrir un autre. Il ouvrit une autre porte mais une moins vieille que la précédente. Il fit un pas, tomba dans un autre portail et se retrouva de nouveau sous le contrôle de Mme Thérèse. Cette fois-ci le jeune Arthur sentait le vent souffler sur la face de Mme Thérèse. Il sentait aussi son corps se déplacer à une vitesse extrêmement rapide. Il remarqua ensuite qu’il portait un casque et qu’il avait une vue sur une large route et le guidon d’une moto. Il était sur une large route située dans un vaste terrain. Puis il aperçut l’indicateur de vitesse de la moto. Il fut ébahi. Sa grand-mère conduisait à une vitesse de trois cent kilomètres heure. A cette vitesse c’est sûr qu’elle aurait eu une amende si la police était présente ! Arthur pouvait non seulement ressentir ses propres émotions mais aussi celles de Mme Thérèse. Il ressentait la joie que sa grand-mère ressentait à cet instant. Elle était accompagnée d’un certain Monsieur Paquin. Arthur qui partageait la mémoire de Mme Thérèse, était au courant qu’il s’agissait de son grand-père. Il ressentait l’amour qu’elle éprouvait pour lui. Le jeune adolescent était surpris. La Mme Thérèse qu’il connaissait, vieille et croulante qui passait la plupart de son temps assise au salon dans sa chaise à bascule était une jeune femme aventurière et pleine d’énergie qui n’avait pas peur de prendre des risques. Mais de façon inattendue, Mme Thérèse perdit le contrôle du véhicule, elle fit plusieurs gestes pour essayer de redresser la moto, elle fit un virage à droite, un autre à gauche et un autre à gauche pour finalement s’écraser contre la moto de Monsieur Paquin. Dix minutes étaient déjà passées. Arthur reprit donc le contrôle de son corps. Il crut d’abord qu’il allait ressentir la douleur de Mme Thérèse, une douleur qu’il n’aurait pas voulu subir, mais puisque les dix minutes venaient de passer, il reprit le contrôle de son corps et fut éjecté du souvenir. Son corps tremblait de peur. Lors de cette expérience il découvrit qu’il ressemblait beaucoup à son grand-père grâce aux autres anciens souvenirs qu’il avait acquis par sa grand-mère. Par contre, ce qui le préoccupait le plus à ce moment était de savoir ce qui était arrivé à son grand-père qu’il n’avait jamais connu. Il eut donc l’idée de chercher la porte la plus récente pour être sûr d’acquérir les souvenirs importants sur ce dernier. Il prit au moins cinq minutes pour arriver à la porte la plus récente. C’était une porte différente des autres. Elle était noire au lieu d’être marron comme les autres et elle était toute neuve. Arthur avait un mauvais pressentiment sur ce qu’il allait se produire.

Il arriva finalement vers la dernière porte. Il l’ouvrit, fit un pas et tomba. Il avait peur, il pensait qu’un événement terrifiant allait avoir lieu mais pourtant, rien d’extraordinaire et d’horrible n’avait lieu pour l’instant dans ce souvenir. Arthur fut très épaté par ce qui avait lieu à l’instant. Il était assis sur une chaise à bascule et se trouvait dans une salle qu’il reconnaissait très bien. Il se trouvait dans le salon de la maison de sa grand-mère Thérèse. Arthur remarqua qu’en face de lui se trouvait le fauteuil sur lequel il était assis avant son entrée dans la mémoire de grand-mère. Il reconnut le plancher de bois antique du salon, la cheminée avec le feu brûlant lentement et la vieille horloge avec la petite aiguille calée sur huit et la plus grande sur six. Arthur depuis son entrée dans ce souvenir ne se sentait plus à l’aise. Il avait l’impression d’avoir perdu presque toute son énergie, il se sentait faible et fragile. Il ressentait une douleur insupportable sur son dos courbé. Sa peau était toute ridée et vieille, ses mains avaient l’air fragile et sa mâchoire était douloureuse. Il ne ressentit plus cette joie que sa grand-mère avait dans le premier souvenir qu’il alla visiter et le début du deuxième souvenir. Mais il ressentit une mélancolie en elle. Elle était triste. Elle pensait aux « bons temps », aux jours où il pouvait se déplacer librement, aux jours où elle était libre de faire ce qu’elle voulait et qu’elle croyait qu’elle pouvait tout faire.

Arthur qui était témoin de cet événement se sentit mal pour sa grand-mère. Il la comprenait. Il était aussi plein de remords à cause du mépris qu’il éprouvait pour sa grand-mère.

Arthur découvrit grâce aux souvenirs de Mme Thérèse que son grand-père n’avait pas survécu à l’accident de moto et que sa grand-mère s’était fracturée les deux jambes et avait passé une semaine à l’hôpital pour des soins. Arthur, assis sur la chaise à bascule se rendit compte que la porte qu’il avait prise ne menait pas à un souvenir, mais plutôt aux pensées de Mme Thérèse du présent. Non seulement elle pensait aux jours anciens, mais elle pensait aussi à Arthur. Elle se plaignait d’être vieille et de ne pas pouvoir passer des moments exceptionnels avec son petit-fils ; elle savait qu’Arthur s’ennuyait toujours quand il lui rendait visite et elle détestait aussi le fait que ce soit lui qui s’occupe d’elle lors des vacances de noël alors que lors de ces jours de fête, il pourrait passer du temps en train de s’amuser avec des amis. Arthur avait tous les souvenirs des moments que sa grand-mère avait passé avec lui. Il ressentait l’amour que sa grand-mère éprouvait pour lui.

Dix minutes passèrent. Arthur fut éjecté de la mémoire et reprit contrôle de son corps. Il se sentait mal dans sa peau. Il regrettait de s’être mal comporté avec sa grand-mère Thérèse. Mais, il comprit finalement, qu’il faut toujours aimer ceux qui sont proches quelle que soit leur situation. Il sortit de la salle avec les rangées de portes se retrouva de nouveau dans le couloir. Il alla au salon et vit sa grand-mère toujours assise au même endroit. Il marcha vers elle. Mme Thérèse se retourna et lui fit un petit sourire. Arthur lui fit aussi un sourire et ensuite, il la serra dans ses bras.

 

Robert Nantchouang Nantchouang
Classe de 1ere S